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jeudi 06 octobre 2011

Bulletin Officiel 20 (*)

Édito

Un Ordre Identitaire

« La kinésithérapie existait avant la mise en place de l’ordre – Nous ne voulons pas d’une tutelle supplémentaire – La profession n’a pas besoin d’un ordre ».

Les kinésithérapeutes, qui savent que leur métier ne peut se résumer à la simple détention d’un diplôme, d’une habilitation administrative à exécuter des techniques de rééducation, ne se laisseront pas abuser par les propositions de ce syllogisme. Car fondamentalement, être kinésithérapeute c’est appartenir à une profession de santé indépendante dont l’art consiste à élaborer, valider et réaliser des actes, de façon manuelle ou instrumentale, à des fins thérapeutiques ou préventives. Pour savoir ce que l’on est, où l’on va, il importe de se souvenir d’où l’on vient. À ce titre, les prolégomènes de Jacques Monet qui ouvrent le « Livre Vers » de la kinésithérapie (en ligne sur le site ordremk.fr) sont édifiants :

En France, nos anciens n’ont eu de cesse de rassembler les masseurs et les gymnastes médicaux pour créer une discipline spécifique. Cette quête aboutira en 1946 à la création de la profession de masseur-kinésithérapeute et du conseil supérieur de la kinésithérapie. Mais, pour étouffer toute velléité identitaire, ce conseil deviendra ensuite interprofessionnel.

Dès cette époque, face à la tutelle hégémonique de l’administration, les syndicats ont voulu un ordre chargé de la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession. En 1946 et 1947, le député Guilbert déposera ainsi sans succès deux premières propositions de loi. Et il faudra plus d’un demi-siècle de persévérances et de péripéties pour que la loi du 9 août 2004 installe définitivement l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes.

Loin d’être l’instrument d’une déréglementation conjoncturelle ou le mistigri décrit par certains, notre ordre est donc le fruit d’une volonté constante de la profession. Et les kinésithérapeutes du 21e siècle, qui disposent d’un ordre professionnel autonome, ne peuvent ignorer qu’ils doivent cette évolution à la ténacité de leurs aînés.

François MAIGNIEN
Vice président du Conseil National
de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes

 

Bulletin ordre n° 20 (PDF, 4338 ko)

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